INAD Institut National des Arts Divinatoires
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Juridique

Jurisprudence : Activité de voyance et escroquerie*

A titre général, la croyance erronée et le contrôle limité de la victime ne sont pas des obstacles prévus par la loi à la constitution du délit d’escroquerie, à partir du moment où les manœuvres et la tromperie suffisantes de l’auteur avaient pour but et pour effet d’entretenir ou d’annihiler ceux-ci. Tel est bien le cas en l’espèce puisqu’il résulte du dossier qu’en faisant usage d’un ensemble d’artifices se donnant réciproquement force et crédit, le prévenu a usé de manœuvres frauduleuses et a fait usage d’une fausse qualité de voyant dans le seul but de tromper la victime en lui faisant croire à l’existence d’un pouvoir et de la survenance d’évènements chimériques, afin d’obtenir de celle-ci le versement de diverses sommes d’argent sans aucun rapport avec un quelconque résultat. Il convient donc, contrairement à l’avis des premiers juges, de le condamner pour escroquerie, sans que l’habitude supposée de la victime de consultation de mages, marabout ou voyant ne puisse faire obstacle à la constitution de l’infraction. 

Cour d’Appel de Bordeaux 15/10/2010

  • Avec l’aimable autorisation des  ”Echos Judiciaires Girondins n°5737 du 31 décembre 2010”.

La parole aux lecteurs

Commentaires

1 commentaire
l-inad

Notre avis: cette Jurisprudence vient conforter les actions de l'INAD afin de protéger le consommateur et moraliser la profession. En effet,de nombreux ''praticiens'' autoproclamés et certains services audiotels qui pratiquent des manoeuvres frauduleuses dans le domaine des arts divinatoires, pourraient être poursuivis sur la base du délit d'escroquerie.

Etant précisé que de nombreuses plaintes sont actuellement pendantes devant les tribunaux ou en cours d'instruction.

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