L'indispensable réglementation

L’INAD s’insurge contre certains praticiens et cabinets de voyance plus ou moins douteux qui s’autorisent abusivement à faire état de leur recommandation et/ ou à leur appartenance à l’INAD, voire d’un diplôme imaginaire délivré par cet organisme, dont le seul but est d’attirer les consommateurs de plus en plus méfiants à l’égard de ces vendeurs de chimères.

Cette façon de procéder est particulièrement malhonnête, constitue une publicité mensongère et cause un préjudice à la fois à l’INAD, à ses membres adhérents et aux consommateurs. En conséquence, l’INAD se propose d’engager toutes actions utiles, notamment sur le plan judiciaire en vue de faire cesser ces pratiques déloyales et préjudiciables à l’ensemble des consommateurs. En outre l’INAD se réserve le droit de désigner nommément les auteurs de ces pratiques, sur son site : www.inad.info, dans une nouvelle rubrique, intitulée la ‘’ liste des professionnels et cabinets que l’on peut ne pas consulter’’ afin de mettre en garde les consommateurs et responsabiliser un tant soit peu l’ensemble de la profession dont la crédibilité est dans un état pitoyable par la faute de certains qui déploient tout un arsenal d’arguments mensongers pour abuser leurs clients souvent dans une situation de grande vulnérabilité. L’INAD a dans le passé publié et diffusé une liste semblable et portant le même intitulé : « Professionnels que l’on peut ne pas consulter ».Certains d’entre eux (responsables de graves abus) ont cru devoir engager une procédure à l’encontre de l’INAD pour dénigrement fautif. Ils ont été déboutés au terme d’un arrêt rendu le 24 avril 2003 par la Cour de Cassation qui a estimé que l’INAD association de consommateurs n’a fait qu’utiliser la liberté de critique inscrite au cœur même de nos institutions. (Cour de Cass.2ème chambre civile du 24 avril 2003). Cet arrêt a fait jurisprudence dans les rapports entre le public et les professionnels de la voyance.

Quatre nouvelles plaintes pour escroquerie, abus de vulnérabilité, exercice illégale de la médecine et manipulation mentale seront vraisemblablement déposées prochainement devant les juridictions de Paris, Nanterre, Lille et Nevers, si les auteurs de ces délits ne remboursent pas leurs victimes décidées à faire valoir leur droit.

L’INAD rappelle que ces dernières années, des dizaines de plaintes pour escroqueries à la voyance et aux travaux occultes imaginaires ont été portées devant la justice et les responsables ont été jugés et souvent condamnés. L’INAD tient à préciser que seuls (es) sont recommandés les adhérents titulaires d’une carte de membre professionnel, délivrée sous certaines conditions, à tout praticien qualifié, reconnu dans un ou plusieurs domaines des arts divinatoires, qui aura pris l’engagement de respecter les dispositions de la Charte Morale de la Profession. L’INAD interpelle les pouvoirs publics en général et le gouvernement en particulier dont le devoir est de protéger les centaines de milliers de consommateurs contre les abus des phagocyteurs d’espoir s’enrichissant sur le dos d’une population fragile par la création d’un organisme indépendant afin d’éviter que des individus ou des sociétés organisées en véritables industries de la détresse humaine ne prospèrent impunément et ne provoquent des drames inévitables.

L’INAD a proposé aux services du Ministère de l’Intérieur, plusieurs pistes de solutions immédiatement opérationnelles, dont :

I- L’inscription au répertoire des métiers de la pratiques ‘’des sciences occultes’’ comme prévu par le décret de 1987,

II- L’attribution d’une carte professionnelle aux praticiens affirmés et confirmés,

III- L’agrément, la mise en place et l’application de la Charte Morale de la Profession,

IV- Eventuellement, la création et /ou la désignation d’un organisme ou un département spécifique regroupant toutes les activités des arts divinatoires afin d’assurer le contrôle, la surveillance des pratiques illicites et le recensement des praticiens des Arts divinatoires d’une part, et de mettre fin aux pratiques régulières de centaines de cabinets qui emploient, en dépit du bon sens, des étudiants, des chômeurs, des femmes aux foyers et ce sans aucune déclaration préalable. Cette pratique est courante dans le monde de la voyance par téléphone ou les pseudos professionnels se cachent derrière un prénom d’emprunt et en cas de difficultés disparaissent comme des fantômes. Il est bon de souligner que la création d’un tel organisme peut fonctionner, s’il est instauré, sans subside de l’Etat mais avec son agrément ; la création d’un tel organisme nécessite une réelle volonté politique.

L’INAD en appelle à Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République.

Youcef Sissaoui

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