COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Paris, le 21 septembre 2026
L’Institut National des Arts Divinatoires (INAD) a attiré ce jour l’attention du Premier ministre sur la nécessité d’un état des lieux économique, fiscal et professionnel du marché de la voyance et de l’ésotérisme. Il ne réclame ni taxe supplémentaire ni chasse aux sorcières, mais une meilleure connaissance d’un secteur mal chiffré, pour mieux protéger les consommateurs et les professionnels sérieux.
Depuis des années, l’INAD plaide pour un meilleur encadrement et un meilleur contrôle du marché de la voyance, de l’ésotérisme et de certaines prestations dites occultes. Ses démarches ont souvent été bien accueillies, mais aucune réforme d’ampleur n’a suivi.
Un secteur transformé par le numérique, mais mal chiffré
La voyance ne se limite plus à quelques cabinets. Elle s’est installée sur internet : plateformes spécialisées, consultations par téléphone, sites web, réseaux sociaux, lives, messageries privées. Des milliers de professionnels et de micro-entrepreneurs y travaillent, directement ou par l’intermédiaire de plateformes qui leur amènent la clientèle, organisent les consultations et encaissent parfois les paiements avant de leur reverser un pourcentage. D’autres praticiens, très actifs sur les réseaux, proposent des désenvoûtements, des retours affectifs ou des protections.
Personne ne sait pourtant chiffrer cette activité. Quelle est la valeur du marché, quels montants génère-t-il chaque année, comment circulent les flux financiers ? Quels contrôles existent quand les paiements transitent par des intermédiaires ou par des structures installées à l’étranger ? Ces questions restent sans réponse. Sans créer aucune taxe nouvelle, un meilleur suivi permettrait de vérifier que les règles existantes s’appliquent, notamment lorsque les paiements transitent par des plateformes ou des structures étrangères.
Mieux protéger les consommateurs et les professionnels sérieux
Ce manque de visibilité pèse d’abord sur les particuliers. Selon plusieurs dossiers de plaignants dont il a eu connaissance, l’INAD relève régulièrement des abus et des escroqueries dont certaines atteignent, individuellement, des dizaines de milliers d’euros, voire des centaines de milliers d’euros.
L’INAD précise que sa démarche ne cible ni les voyants ni les arts divinatoires. Elle profiterait d’abord aux consommateurs, en particulier aux personnes vulnérables, mieux protégés contre les abus. Elle permettrait aussi aux professionnels sérieux, qui déclarent leur activité et paient leurs charges, de se distinguer des pratiques opaques ou contestables. Les pouvoirs publics y gagneraient enfin une meilleure connaissance d’une activité mal cernée.
Un état des lieux avec les administrations compétentes
L’INAD souhaite un état des lieux mené avec les administrations compétentes et les représentants responsables de la profession. Il s’agirait de renforcer la protection des consommateurs, de repérer les pratiques qui justifient des contrôles particuliers, de mesurer le poids réel des plateformes et leurs liens avec les praticiens indépendants, et d’étudier les circuits de paiement.
« Notre objectif n’est pas de sanctionner, mais de mieux connaître ce secteur pour mieux protéger ceux qui y recourent comme ceux qui l’exercent honnêtement », souligne l’INAD.
Après des années d’alertes, l’INAD demande combien de temps encore les pouvoirs publics attendront pour se pencher sérieusement sur le sujet.
À propos de l’INAD
L’Institut National des Arts Divinatoires, association d’intérêt général, œuvre pour une meilleure connaissance, un meilleur encadrement et un meilleur contrôle du secteur de la voyance et des arts divinatoires, afin d’éviter les abus et les escroqueries.
Le Président
Youcef SISSAOUI
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