Droit de réponse

.... j’ai eu l’occasion de travailler au sein de cabinets, et sur une autre plateforme. Le travail au sein des cabinets exige certaines contraintes : obligation d’assurer des heures de présences audiotel et des heures de présence en week-end et en soirée. Leurs  taux de commissions sont au minima ceux qui sont proposés par Wengo, et souvent bien plus élevés, donc leurs marges bien plus grandes. Les tarifs appliqués à la clientèle peuvent être exorbitants :15€ les 10 premières minutes et aller jusqu’à 7,5 € la minute supplémentaire...

Le travail sur une plateforme telle que Wengo laisse le travailleur indépendant que je suis, libre de ses heures de présence, de ses tarifs, et libre aussi d’accepter - ou pas - les multiples opérations promotionnelles proposées par Wengo. Le contrat est donc simple : à eux l’interface technique, la partie communication générale et la publicité, le développement de la structure. A moi l’occasion d’y être représentée.

Chaque expert est donc libre, de s’y présenter avec ses mots, et d’y utiliser les outils mis à disposition : blog, messagerie etc… En n’ayant jamais reçu aucune pression pour ma part, et en ayant même la possibilité  de diffuser sur mon propre site les avis recueillis sur Wengo, ou d’y faire apparaître un lien vers les passages télé, en restant totalement libre et indépendante de la gestion de mon site !

Les arguments soulevés par Bertrand Cailac dans son post intitulé « Wengo : expert en arnaques ? », ainsi que les posts qui ont suivis, recèlent, au delà des opinions, des erreurs quant au fonctionnement de Wengo, par exemple :

• J’ai accepté, en pleine connaissance, d’utiliser un outil technique, et j’accepte en pleine connaissance d’adhérer à des opérations promotionnelles, ou pas. Ma responsabilité juridique peut être alors réclamée, en tant que professionnelle, sur la qualité de mon travail, et sur mes choix de gérant.

• Je suis soumise légalement à une obligation de moyens, non de résultats. Il n’empêche que, lorsque je ne « capte pas » une personne, ou qu’il s’avère que mes prédictions soient fausses, j’ai le moyen de rétrocéder les sommes perçues (et même plus : les sommes perçues aussi par Wengo afin que le client ne soit pas lésé, j’y vais alors de ma poche) sur une ou plusieurs consultations, sous forme de bons d’achats, afin que le client puisse se tourner vers un autre expert de son choix... Rétrocéder les sommes touchées par Wengo et y aller de ma poche me semble aussi correct : nulle défaillance technique du coté de mon fournisseur, promesses tenues sur les offres promotionnelles : pourquoi serait-il grevé de ma défaillance ? ....

• Le client a aussi le moyen d‘entrer en contact avec l’expert de son choix, via messagerie, et il peut s’instaurer alors un échange épistolaire suivi. Encore un outil bien pratique, et peu ou pas proposé aujourd’hui par les plateformes ou cabinets.

• L’affichage des experts sur la page d’accueil est soumis à des règles très simples, qui sont accessibles à tous les experts, assez clairement expliquées aussi sur le site, basé sur des temps de présence, du nombre d’appels sur une période donnée (15 jours pour le Top10 par exemple), du taux de satisfaction des clients etc…  C’est à mon avis un système très réactif qui reflète les efforts fournis par les experts et la qualité de leurs prestations… tout comme n’importe quel commerçant qui tire le rideau quelques jours, je verrai ma clientèle occasionnelle partir vers d’autres fournisseurs, ma clientèle fidèle attendre mon retour de congé.  Comme tout commerçant (nous sommes légalement et administrativement considérés comme tels), je verrai mon chiffre d’affaire augmenter ou diminuer en fonction des efforts financiers auxquels je consentirai pour ma promotion ou ma communication, de mon temps de présence et de travail, des service après-vente (suivi par messagerie privée), et aussi - et surtout - de la qualité de mon travail…    Les « experts Wengo » sont tous des indépendants, et même s’il font partie d’une même « corporation », ils n’en restent pas moins… mes concurrents directs !! Alors même si je reste solidaire de ma corporation, aussi bien devant les dérives (en adhérant à l’INAD), que devant les diffamations injustifiées, je ne tiens nullement à être considérée comme un “expert myope” ou pire... parce que j’utilise un outil de communication et une interface technique, comme d’autres indépendants.

• Je vais passer maintenant à un autre point très largement soulevé, et qui est aussi un des combat de l’INAD : l’addiction à la voyance et les dégâts qui s’ensuivent. Comme toute addiction, elle nécessite d’être prise en charge. Chaque domaine qui peut entrainer des addictions est soumis aux mêmes alertes : le PMU, ou la Française des Jeux proposent toujours une possibilité de s’autoréguler… enfin autant qu’il est possible à une personne addict (donc qui ne se contrôle plus) de pouvoir le faire. Je ne développerai pas ici les comparaisons et parallèles possibles avec toutes les addictions possibles (jeux, alcool, sexe, pari…).  Je veux seulement signifier ici un point : quand je reçois une personne via Wengo, il m’est impossible de savoir, puisque ses coordonnées sont protégées, si elle est addict ou non, si elle a déjà consulté ou non, et qui elle aurait pu consulter : seule la récurrence des appels d’une même personne, et le dialogue qui s’ensuit, peut permettre de déceler chez elle des comportements addictifs et une perte d’autonomie. Bien sûr comme chaque expert, j’ai reçu aussi des appels de cette sorte, et parfois découvert, quand le client en parle, qu’il est dans ces systèmes d’addictions parfois depuis très longtemps…  La fidélisation d’une clientèle n’est pas forcément une addiction de cette clientèle, et cette proportion réduite de clientèle addict est bien malheureusement difficile à déceler et à « gérer ». Mais Wengo propose encore ici à chaque expert de lui signaler ces personnes, et l’expert reste libre de refuser ces personnes. Il suffit d’un seul refus avec des explications pour voir disparaître cette personne, mais en ayant aucune garantie qu’elle n’ira pas consulter ailleurs, malheureusement....

Je parle ici encore en mon nom : cette exigence de Wengo sur son choix d’accepter  - ou non – un “expert-client” (puisque nous achetons chez eux) reflète sa volonté deconserver la qualité des prestations proposées. Soit, le système n’est pas infaillible, mais je lui accorde au moins la volonté d’essayer. Même si sa vocation première n’est pas de faire œuvre humanitaire, mais bien d’être une entreprise performante. C’est ici sa raison d’être, et Wengo n’a aucun intérêt à voir salir ou seulement remettre en doute la qualité des prestations qu’elle propose sur du long terme. Comme tout prestataire qui choisit ses services et vise la réussite par la qualité... 

Voici donc mon long laïus… parce qu’en tant qu’« expert Wengo », je souffre de voir qu’une véritable campagne a lieu en ce moment sur le site de l’INAD. Site dont je fais cependant partie, puisque j’adhère aux principes défendus par l’INAD. Je souhaiterai seulement qu’il soit admis que chaque expert est un travailleur indépendant sous-traitant avec Wengo, et que faire un amalgame « experts Wengo = escrocs », c’est attaquer et dénigrer un grand nombre de personnes indépendantes qui ne sont pas des escrocs, qui tentent de travailler au mieux, avec un prestataire de service, et qui pour certains sont adhérents à l’INAD !...

Je tiens aussi à préciser que cette lettre n’est aucunement commanditée par Wengo… je défend juste ici mon métier, et mes outils et moyens dont je dispose aujourd’hui pour travailler....

Yzya

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